vendredi 15 octobre 2010

Google Maps toujours un enjeu géopolitique


Cette fois -ci c'est le Japon qui demande des comptes à Google au travers de son service de cartographie en ligne. En effet, le ministre japonais des Affaires étrangères a annoncé jeudi 14 octobre qu’il allait demander à Google de retirer de son service de cartographie le nom chinois attribué à un groupe d’îlots de la mer de Chine orientale. en effet, Google, pour ne déplaire à aucun des deux pays, affiche le nom japonais Senkaku et le nom chinois Diaoyu pour désigner ces îles inhabitées.
Ces îles posent de sérieux problèmes diplomatiques: d'un point de vue légale, elles appartiennent au japon, mais elles sont revendiquées depuis les années 1960 par Taẅan et par la République populaire de Chine. Plusieurs incidents ont déjà éclatés depuis 2007 (voir la chronologie des faits sur la page Wikipédia consacrée aux îles Senkaku) alors qu'un accord avait été trouvé dix ans plus tôt
Cette étape renforce la polémique sur ces îles qui sont un enjeu énergétique, la zone étant aussi un champ d'hydrocarbure sous marin important.
Les nominations d'espaces ou sur la langue utilisée pour les désigner deviennentt un argument de plus en plus fréquent pour accroitre la polémqiue ou pour décentrer des problèmes frontaliers et les porter sur la place publique mondiale.
De ce fait, les acteurs de ces confrontations renforcent l'idée fort ancienne que la carte est aussi et avant tout un acte politique. Hors aujourd'hui, la démarche de Google reste relative aux enjeux de développement du Net et de la géolocalisation, bref à des enjeux économiques importants, sur lesquels viennent se greffer des enjeux politiques mineurs devenus prétexte à polémique frontalière.